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 L'échauffement : 
 "Warm up and Cool down"
 
 
L'échauffement du lanceur de boomerang (Bibliographie)
 
 
Dans la demi-heure qui précède une compétition de boomerang, on voit souvent les lanceurs de boomerang balancer les bras ou étirer bras et épaules. Il est généralement reconnu et connu qu’un échauffement consciencieux avant une performance sportive est essentiel. Il devrait être clair également que le fait de s’échauffer n’est pas l’expression d’une quelconque « frime ». 

Il y a quelques années encore, l’échauffement ne consistait qu’à activer circulation sanguine et muscles. Aujourd’hui on comprend de plus en plus la relation direct entre un échauffement spécifique et la prévention contre les séquelles indirectes résultant d’une surcharge et de l’utilisation incomplète de l’appareil musculaire. Ceci est essentiel et d’une très grande importance pour les sports de lancer car là les ligaments et les cartilages sont souvent surmenés. 

En premier lieu, s’échauffer ne consiste qu’à élever la température du corps humain. La température optimale pour une performance sportive est aux alentours de 38,5°C. Pour arriver à un tel résultat physiologique sans pour autant se fatiguer pour la compétition, il faut utiliser de grandes masses musculaires pendant dix minutes environs. Cet état est déjà atteint en faisant du vélo de manière vigoureuse. 

Sur le terrain de sport, il est tout à fait recommandé de courir sans forcer, tout en faisant de la gymnastique du corps entier. Il faudrait toutefois déjà progressivement évoluer vers les gestes typiques du lancer. 

Que se passe-t-il alors dans le corps des lanceurs de notre loisir-sportif préféré ? Dans un premier temps, il en résulte une augmentation de l’irrigation des muscles  (6x plus) en déviant des quantités importantes de sang des organes moins sollicités (estomac, foie). On observe une augmentation des hormones (par ex. adrénaline) qui favorise les échanges cellulaires. Le niveau systolique du sang devient plus important et lui permet de circuler plus facilement dans les vaisseaux. 

Pour que l’échauffement ai un effet bénéfique pour le corps, il faut trouver un bon équilibre entre ni trop intensif (pouls), ni trop superficiel. Si l’on utilise le jogging, on ne bougera pas assez les épaules et les bras. L’idéal est d’intercaler de petites séances de gymnastique, d’étirements et de renforcement musculaire. Pour obtenir l’irrigation des tendons et les préparer à l’effort, il faudra plus de temps que pour les muscles. Ce n’est qu’à partir d’une température de 39°C pendant au moins cinq minutes que les échanges organiques se font correctement dans les articulations. Tout est alors bien irrigué et prêt à l’éventuel surmenage mécanique. 

Mais pour quel raison aurait-on besoin du « cool down » ? Si l’on arrête l’effort sportif brutalement, en se couchant sur le sol par exemple, la température du corps tombe trop rapidement. Cela semble à première vue « rafraîchissant », mais n’est pas aussi bénéfique que ça en a l’air. La régénération des tissus musculaires usés (c’est à dire en d’autre mots, éviter les courbatures) sera qualitativement et quantitativement améliorés uniquement par une course légère et de détente qui gardera le corps à 38°C dans le but de favoriser l’élimination des toxines accumulés. Après un effort brutal (par ex. l’endurance) il s’en suit toujours une contre réaction à l’élévation du tonus musculaire (tonus = tension). Cette dernière peut entraîner des crampes si on ne détend pas les tissus dans un état d’échauffement (en faisant des étirements par ex. pour garder les tendons irrigués). 

On peut y remédier passivement en prenant un bain de 39°C. Par ce moyen on évitera simplement l’effet trop rafraîchissant dû à la transpiration. On pourra tout aussi bien prendre une douche tiède plutôt qu’un sauna, bien que ce dernier est connu pour ses bienfaits dans l’élimination des toxines. Pour favoriser un repos bien mérité des articulations, on pourra se détendre dans un bain bouillonnant. 

Un dernier mot sur les produits dit « chauffant » : mis à part l’effet de chaleur qu’ils provoquent, ils ne remplacent pas un échauffement de nature organique, mais peuvent seulement le faciliter. 

Il existe pas mal d’ouvrage sur ce sujet. L’objectif de cet article est seulement de sensibiliser les sportifs occasionnels de loisir. 

D’après un article de Eckardt Mahwick dans Bumerang Welt 4/98, traduit librement par Roland Untereiner.  

Bibliographie :  

  • Etirement et Renforcement musculaire, Thierry Waymet et Jacques Choque, Ed. Amphora
  • Progresser dans votre sport… sans vous blesser, Sté Sveltus BP 98 42700 Firminy 
  • Courir, du Jogging au Marathon de Michel Delore, Ed Amphora 
 

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